Newsletter

Tenez-vous informé
Nous avons 7 invités en ligne

Situation actuelle Imprimer E-mail



Accès rapide au contenu

Introduction
Situation en Suisse
Situation en France
Perspectives radieuse du solaire
Les cellules photovoltaïques de deuxième génération


Le marché de l'énergie solaire connaît une croissance soutenue depuis une dizaine d'années.

Panneau solaire isolé Panneaux solaire isolés Panneaux solaire sur le toit

Il y a une vingtaine d'années, l'énergie photovoltaïque (PV) était l'affaire de quelques bricoleurs. Maintenant elle est un secteur industriel à part entière. Aux Etats-Unis l'offre parvient à peine à répondre à la demande des consommateurs toujours plus nombreux à vouloir réduire leur facture d'electricité. L'Europle, suit également cette tendance en voyant d'année en année augmenter le nombre d'entreprise proposant des produits pour l'acquisition d'énergie solaire et le consommateur l'a bien compris, avec toutes les charges qui augmentent dans de multiples domaines, il peut espèrer à long terme payer moins chère sa facture d'électricité grâce à l'énergie solaire.

Mais malgré les perspectives favorables, le secteur n'est pas dénué d'incertitudes. En effet, le développement de cette nouvelle industrie n'est pas seulement soutenu par les subventions gouvernementales, il en est encore tributaire. Le prix du solaire ne devrait d'ailleurs pas être à même de concurrencer celui des énergies conventionnelles avant 2011.
 

La Suisse à la traîne

Si la Suisse a su suivre la tendance au niveau industriel, c'est en termes de consommation qu'elle est à la traîne. L'année dernière, les énergies renouvelables combinées (solaire, éolienne et biomasse) ont pesé pour 1.9 % de la consommation totale. «La prise de conscience écologique prend d'autres formes. La Suisse se concentre sur une politique d'économie d'énergie plutôt que sur les sources alternatives.
 

La France se développe
 

La France connaît une très bonne croissances depuis quelques années et maintenant des milliers de réalisation ont permis de mettre en valeur les qualités  de  l'électricité solaire photovoltaïque: sa  fiabilité, son autonomie, son influence faible sur l'environnement et sa plus value en tant que composant de construction. Voici quelques chiffres :

  • Plus de 10 000 foyers  bénéficient de l'électricité photovoltaïque en France.
  • Plus de 7000 foyers éloignés du réseau n'ont accès à l'électricité que par le biais de cette technologie.
  • Plus de 3 000 particuliers raccordés au réseau vendent leur production d'électricité à EDF.

Depuis toujours, le marché photovoltaïque français était un marché orienté vers les applications photovoltaïque en sites isolés. C’est à partir de 1999 grâce à l’implication des acteurs français du photovoltaïque et de l’ADEME au sein du projet européen HIP HIP que le marché français s’est réorienté vers les applications  dites raccordé réseau. Même si aujourd’hui les applications en sites isolés représentent toujours la majorité du parc français installé, le volume annuel financé en photovoltaïque raccordé au réseau a été au moins 10 fois plus important que celui installé en sites isolés en 2005 (Figure 1). Pour la première fois en 2005, la puissance cumulée des applications photovoltaïques raccordées au réseau installée en France a été plus importante que celle des sites isolés.
 

Augmentation du photovoltaïque

Figure 1. Puissance photovoltaïque raccordé réseau financée annuellement sur le marché français

Perspectives radieuse du solaire

A mesure que s’amenuisent les gisements de matières premières, les fonds écologiques sont de plus en plus prisés. En atteste notamment l’excellent chiffre d’affaires 2007 des technologies solaires. Et, malgré le tassement sensible observé en début d’année, les perspectives restent bonnes: selon l’Association européenne de promotion de l’industrie photovoltaïque (EPIA), la croissance de ce secteur pourrait atteindre 40%.

«Et la lumière fut». Parmi les énergies alternatives, le solaire a manifestement eu les faveurs des investisseurs. Son chiffre d’affaires pour 2007 a brillé au firmament économique. Au niveau mondial, il a été évalué à 15 milliards USD par le cabinet-conseil international Solarbuzz. Même si ses cours boursiers ont eu tendance à se replier début 2008, ce secteur affiche une croissance stable. Pour 2008, les fondamentaux apparaissent solides. Avec une progression annuelle de 35% sur les quatre dernières années, le solaire a bénéficié d’un essor considérable de sa production. D’après l’EPIA, son expansion pourrait même atteindre 40% à l’horizon 2010. C’est surtout la forte demande d’équipements solaires en Espagne, en Italie, au Portugal, en Grèce et en Corée du Sud qui devrait encourager un développement substantiel des marchés de l’énergie photovoltaïque. On estime que l’on parviendra, cette année encore à un équilibre entre l’offre et la demande de panneaux solaires, puis que l’offre deviendra progressivement excédentaire à compter de 2009. «Cependant, en 2008, la demande devrait continuer d’évoluer au même rythme que l’offre. On peut donc penser qu’à moyen terme, le prix des cellules photovoltaïques ne va pas diminuer spectaculairement». Malgré ces perspectives favorables, il faut toutefois prendre en compte la grande volatilité du secteur et les éventuelles difficultés d’accès aux matières premières.

Etant donné que les gisements fossiles et les réserves de pétrole s’épuisent peu à peu, il est impératif, et lucratif, de passer à une gestion durable de l’énergie. Les fonds écologiques sont donc très appréciés. Les investissements dans des produits écologiques, tels que les technologies environnementales, peuvent en effet procurer des rendements attrayants. Cependant, la production d’électricité à partir du soleil restant beaucoup plus chère qu’avec les sources d’énergie classiques, il faudrait que l’Etat mette en place les incitations nécessaires, par exemple des programmes de subventions solidement ancrés dans la législation ou des labels de qualité internationalement reconnus. L’Allemagne, le plus important marché pour le photovoltaïque, fait figure de modèle avec un projet de refonte de sa loi sur les énergies renouvelables. Le risque de réduction des subventions et la dépendance à l’égard de ces aides ne sont toutefois pas à exclure.

Les cellules photovoltaïques de deuxième génération

D’après une étude prospective de l’EPIA relative à l’évolution des prix de l’électricité, certaines régions du monde pourrait parvenir dès 2012 à ce que l’on appelle l’«égalité des réseaux» (c’est-à-dire la compétitivité de l’électricité solaire non subventionnée). Pour accélérer ce processus, les cellules photovoltaïques sont en permanence testées et améliorées avec la technologie la plus en pointe. Celles de la deuxième génération, à couches minces, sont jusqu’à 100 fois plus fines que les cellules cristallines classiques, et certaines sont déjà produites à partir de nouveaux matériaux, tels que le tellurure de cadmium. Elles ne sont donc pas menacées par les problèmes d’approvisionnement en silicium, la matière première des cellules de première génération. Certes, les cellules à couches minces restent moins performantes que les cellules au silicium, mais leur coefficient de conversion énergétique ne cesse d’augmenter. La technologie des couches minces devrait par conséquent conquérir des parts de marché importantes dans les prochaines années. Enfin, les cellules de troisième génération, en plein essor sont encore en phase de développement mais très prometteuses à long terme. Il s’agit de cellules organiques, photoélectrochimiques et nanocristallines.

Il est évident que les besoins énergétiques mondiaux vont continuer de croître et les matières premières de se raréfier. Le dossier explosif que constitue la question de l’énergie a notamment à voir avec les évolutions démographiques mondiales: «La mondialisation ainsi que l’urbanisation et l’industrialisation à l’échelle planétaire stimulent la demande d’énergie, et le renchérissement de l’énergie est toujours plus préoccupant». C’est pourquoi on estime que la problématique actuelle n’est pas près de disparaître. Les cellules photovoltaïques devraient devenir progressivement des biens de consommation courante, ce qui comprimera encore davantage les marges. Mais le secteur s’y prépare. On observe des améliorations constantes, sans négliger l’aspect financier: «L’utilisation des modes de production les plus modernes et la mise en œuvre plus efficiente des matières premières seront évidemment décisives pour la baisse des coûts», quel que soit le rythme auquel le solaire pourra faire jeu égal avec les fournisseurs d’électricité classique

Haut de page

 

En partenariat avec


Sondage

La hausse des prix de l'électricité annoncée vous fait-elle peur ?